Forum des Légions Romaines : Augusta / Helena / Ad Honores

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 Le commerce

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Alpha du Centaure
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MessageSujet: Le commerce   Ven 13 Oct - 12:43:21

Le commerce était une activité importante dans l'antiquité, surtout pour les grandes villes, où les riches importaient beaucoup de nourriture et d'objets pour leurs loisirs.

Les artisans

Les artisans venaient de tous les coins de l'empire pour exercer à Rome. La ville regorgeait d'échoppes où l'on trouvait de tout : assiettes, bols en bronze ou poteries en tout genre.
Les artisans des provinces venaient à Rome et apportaient des techniques de fabrication ancestrale. Les Romains maîtrisaient ces techniques en grand nombre ainsi que le témoignent les artisanats du cuir, du tissu, du bois, du métal ou du verre. La plupart des artisans travaillaient seuls au fond de leurs ateliers. Libres, affranchis ou esclaves, ils étaient pour la majorité des hommes.
Les écoles techniques n'existaient pas, les apprentis devaient suivre un long apprentissage pendant lequel les pères formaient leurs fils et les maîtres leurs esclaves.
Les artisans les plus talentueux, qu'ils soient citoyens ou non, pouvaient espérer faire fortune grâce à une clientèle particulièrement riche.
Les techniques de fabrication

Le travail du verre

Le travail du verre était connu depuis longtemps mais ce n'est qu'à la fin du 1er siècle avant J-c qu'on découvrit la possibilité de le souffler, moyen économique et simple de réaliser toutes sortes de récipients utilitaires. Bientôt, on se mit à le souffler dans des moules, permettant ainsi la fabrication en série de bouteilles et de verrerie décorative. Le verre, entré dans la vie quotidienne n'était plus un objet de luxe.

Le travail du métal

Les Romains utilisaient l'or, l'argent, le plomb et le fer. Ils savaient extraire le métal, le fondre et le couler, sauf le fer qu'ils étaient obligés de forger. Il utilisaient aussi beaucoup le bronze, alliage de cuivre et d'étain auquel l'adjonction de zinc donnait une belle couleur dorée.
Les glaces n'étaient pas connue des Romains. A la place, ils utilisaient des miroirs de métal poli.

Le travail de l'os

Utilisé pour les objet courants comme les manches de couteaux, les épingles à cheveux, les peignes et les gardes d'épées, l'os était l'équivalent de notre plastique. Frais, il pouvait être finement sculpté et servir d'incrustation ou être modelé en forme de pions ou de dés à jouer.
Les dents des peignes étaient sculptés avec une scie très fine.

Les boulangers

Sans ses boulangeries, Rome n'aurait pas pu survivre. Ne disposant pas de cuisine, la plupart des habitants y achetaient le pain, aliment de base. Il en existait des centaines en ville.
La farine faisant souvent défaut et devant l'insuffisance des céréales cultivées par les paysans locaux, Rome importait d'Égypte la majeure partie de ses vivres.
Les boulangers moulaient parfois le grain dans leur propre moulin

Ostie, un port de commerce

A l'origine, le port était situé à l'embouchure du Tibre, mais son ensablement contraignit l'empereur Claude à faire creuser un nouveau port, plus au nord et à le relier au premier par des canaux. Le nouveau port ne se révèle pas un abri très sûr : en 62, deux cents bateaux chargés de blé sont détruits dans une violente tempête.
Un peu plus tard, Trajan lance un autre projet : creuser un bassin hexagonal qui est utilisé au mouillage des bateaux et entouré d'un vaste secteur voué à l'entreposage des marchandises. On lui donne alors le nom de "Portus Romae" (Port de Rome) ce qui souligne bien les liens qui unissent le port et la ville de Rome.
Ce qui était à l'origine un complexe portuaire visant à faciliter l'arrivée des navires devint une veritable ville. On y a retrouvé des temples, des portiques (galeries couvertes), des marchés, des thermes...
Les entrepôts installés autour de ces ports vont dépasser 10 ha sous le règne d'Hadrien. Ils sont utilisés pour emmagasiner les céréales.

La voie des mers

Les routes de l'empire étaient excellentes mais la Méditerranée restait la principale voie de communication. Les navires d'une capacité pouvant atteindre 400 tonnes, ramenaient du blé d'Égypte et des autres régions d'Afrique et acheminaient les produits agricoles et artisanaux de Rome dans le reste de l'empire. Les marchands rapportaient de contrées lointaines des épices, de la soie, de l'or et des esclaves.
Des vaisseaux de guerre Romains chassaient pirates et navires ennemis des voies maritimes. Ils assuraient en permanence la protection des liaisons entre Rome, l'Afrique et l'Orient

Le transport par bateau des aliments et autres marchandises était d'une extrême importance dans la vie quotidienne de l'empire romain. Il était, par exemple, beaucoup plus facile et plus rentable de transporter du blé par voie maritime que par voie terrestre.

Ce bas-relief sculpté vers 200 fut découvert près du port de Trajan. Le phare représenté derrière le navire est sans doute celui construit par l'empereur Claude. Un navire marchand de ce type pouvait transporter jusqu'à 6000 amphores. Les rames de la poupe, l'arrière, servaient de gouvernail. Certains bateaux portaient aussi une tête de cygne, représentant la déesse Isis, protectrice des navigateurs.

La route de la soie

La route de la soie est l'une des premières voies commerciales de grande importance reliant la Chine à l'empire romain. Elle fut établie aux environs de l'an 100 avant J-c. Elle permit le transport de marchandises de grande valeur.
Une autre voie maritime fut également empruntée à l'époque, le long de la mer d'Arabie de l'océan indien et au nord du Pacifique.

Le marché de Trajan

Trajan voulut laisser son empreinte sur la ville de Rome. Pour réaliser un de ses ambitieux projets, il choisit un terrain aux contours escarpés, situé entre les collines du Capitole et du Quirinal, à l'ouest du forum d'Auguste. Il y a créé un chef d'œuvre d'architecture : un forum, une basilique, des bibliothèques et des marchés. C'est là qu'est dressée la célèbre colonne qui porte son nom.
Les cinq étages du marché sont consacrés surtout à la vente des produits alimentaires :
Selon toute vraisemblance, les boutiques du rez-de-chaussée, au niveau du forum, sont réservées aux fruits et aux fleurs.
Au premier, on a prévu un espace pour stocker l'huile et le vin que l'on vendait dans les boutiques en façade.
Au deuxième et au troisième se tient le marché aux épices.
Le quatrième étage abrite une grande salle où ont lieu les distributions publiques de nourriture ou d'argent et les bureaux des agents du fisc qui prélèvent une taxe sur les opérations commerciales.
Au cinquième, enfin, on a installé le premier marché dont les bassins sont desservis par deux aqueducs, eau douce et eau salée afin de conserver la fraîcheur des poissons.
Le marché de Trajan est révolutionnaire par sa conception fonctionnelle : on pourrait dire qu'il annonce nos modernes centres commerciaux.

Une rue de Pompéi

Pompéi devait paraître une ville bien tranquille, une sorte de bourg rural, même si elle servait de centre commercial à une population d'une vingtaine de milliers d'habitants sans compter ceux des environs. La campagne fertile produisait de l'huile d'olive, du vin, des céréales et de la laine, en abondance, que l'on consommait ou vendait à la ville.
Dans le secteur maintenant dégagé de la ville, on a retrouvé vingt tavernes et plus d'une centaine de boutiques de marchands de vin ainsi que quarante boulangeries. On se rend compte ainsi que le commerce était en plein essor au moment où la ville a été détruite.

Les commerçants

A Rome, on vendait partout, dans les rues et sur les places. Les encombrements étaient si considérables que l'empereur Domitien publia un édit pour interdire aux commerçants de gêner la circulation avec leurs étalages.
L'industrie et le commerce de l'alimentation jouaient un rôle capital. Le vin par exemple, produit dans les campagnes ou importé de l'étranger était contrôlé par des grossistes qui employaient tout une suite de transporteurs, dont des charretiers ou des bateliers pour approvisionner les marchés. Là, le vin était acheté par des taverniers qui le revendait à leurs clients. Les taverniers traitaient aussi parfois avec un vinarius ambulant, un intermédiaire qui achetait le vin sur les marchés de campagne ou dans les fermes, le chargeait sur ses chariots et le livrait aux débitants de la ville. De même les marchands de légumes vendaient parfois au public les récoltes de leurs potagers, tandis que d'autres dont les marchands de fruits n'étaient que des revendeurs.
A un autre niveau, des artisans transformaient les produits de la terre et proposaient à la clientèle leurs spécialités, ainsi le blé apporté à la ville y est moulu avant d'être cuit par les pâtissiers et boulangers.
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Alpha du Centaure
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MessageSujet: Re: Le commerce   Dim 15 Oct - 14:19:58

LA FABRICATION DES MONNAIES ROMAINES :

Les sculpteurs des ateliers monétaires gravaient des matrices (appelées "coins monétaires" ) à la main sur l'extrémité de petits cylindres métalliques : il y avait un coin pour l'avers (coté face) et un coin pour le revers (coté pile).

Chaque coin s'usait et ne dépassait pas 5000 ou 10000 exemplaires de pièces frappés.

D'autres ouvriers fabriquaient de petits disques de métal (appelés "les flans monétaires") avec une grande précision de poids car la valeur était liée au contenu d'or ou d'argent.

Le coin de revers de la pièce était fixé dans une enclume, le coin d'avers maintenu dans des pinces et le flan métallique posé entre les deux.

Un grand coup de marteau en centrant au mieux et la monnaie était frappée.

La pièce n'était jamais parfaitement ronde et chaque pièce est unique et identifiable.

QUELQUES TYPES DE MONNAIES ROMAINES :


L'as : pièce de bronze. Ses 1ères éditions datent de 289 avant JC.

Le denier : pièce d'argent qui à l'origine valait 4 sesterces ou 10 as. Ses 1ères éditions datent de 212 avant JC.

L'aureus : pièce d'or qui valait 25 deniers. Elle représentait la paie mensuelle d'un légionnaire. Ses 1ères éditions datent de 15 avant JC.

Le sesterce : pièce d'argent puis de cuivre jaune sous l'Empire qui valait 2,5 as. Cette pièce était aussi nommée le nummi.

L'antonianus : pièce d'argent créée par l'Empereur CARACALLA en remplacement du denier. Elle valait environ 2 deniers.

Le follis : pièce d'argent créée par l'Empereur AURELIEN. Elle deviendra la pièce la plus courante.

Le quadrans : pièce de bronze qui est la plus petite dénomination du système monétaire romain ; en équivalence cela donne :

1 aureus = 25 deniers = 100 sesterces = 250 as = 1000 quadrans
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MessageSujet: Re: Le commerce   Dim 15 Oct - 15:01:20

Mythologie romaine

La mythologie romaine est l'ensemble des légendes et des mythes de la religion polythéiste pratiquée dans la Rome antique.

La mythologie romaine, d'origine indo-européeenne, a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l'Égypte, la Syrie, etc. Les Romains se sont appropriés puis ont digéré ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui leur est propre.

Les mythes strictement italo-romains sont peu nombreux, et portent essentiellement sur la fondation des cités. On ne connaît en particulier aucune cosmogonie ni théogonie d'origine romaine.

La majorité des divinités du panthéon romain vient de la Grèce antique et a supplanté les divinités locales (ou « indigètes »), à quelques rares exceptions. C'est pour cette raison que les articles consacrés aux dieux romains d'origine grecque sont traités avec leur homonyme grec.

Dieux et personnages mythologiques romains

Amphitrite : déesse de la Mer ;
Angita : déesse de la Guérison et de la Sorcellerie ;
Apollon : dieu du soleil ;
Aurore : déesse de l'aurore ;
Bacchus : dieu de la vigne, de la fête (les Bacchanales) et de l'ivresse ;
Bellone : déesse de la guerre ;

Cerbère : protecteur de la porte des Enfers ;
Cérès : déesse de l'agriculture et de la fertilité ;
Cupidon : dieu de l'amour ;
Cybèle : déesse de la Fécondité (divinité d'origine phrygienne) ;
Diane : déesse de la chasse ;
Discorde : déesse mère de tous les fléaux ;
Esculape : dieu de la médecine

Les Faunes : demi-dieux champêtres et forestiers, associés au culte de Dionysos

Faunus : dieu des bergers d'Arcadie, divinité de la fécondité, puis incarnation de l'Univers ;
Fama : déesse de la renommée et des ragots ;
Iris : personnification de l'arc-en-ciel ;
Janus : dieu des passages ;
Junon : reine des dieux, protectrice des femmes mariées ;
Jupiter : roi des dieux ;
Juventus : déesse de la jeunesse ;
Latone : Mère d'Apollon et de Diane ;
Libitina : déesse des funérailles ;
Luna : déesse de la Lune, associée à Diane ;
Lupercus : dieu des troupeaux ;

Mars : dieu de la guerre ;
Mater Matuta : déesse marine bienfaisante ;
Mercure : messager des dieux ;
Minerve : déesse des techniques, des combats justes et de la sagesse ;
Neptune : dieu des mers et des océans ;
Orcus : dieu ou messager de la Mort ;
Pluton : dieu des Enfers ;
Priape : dieu protecteur des vergers et des vignobles, personnification de la virilité ;

Proserpine : reine des Enfers ;
Quirinus : forme divinisée de Romulus ;
Salus : déesse de la santé ;
Saturne : dieu de l'agriculture ;
Sol : ancien dieu soleil, équivalent d'Hélios ;
Tellus : déesse personnifiant la Terre en formation. Elle est l'ancêtre maternel des dieux et de monstres ;
Terra : déesse-mère, personnification de la Terre ( équivalent grec Gaïa) ;

Uranus : dieu-père, personnification du Ciel ;
Vénus : déesse de la beauté et de l'amour charnel ;
Vesta : déesse du foyer ;
Vulcain : dieu du feu, forgeron des dieux.
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