Forum des Légions Romaines : Augusta / Helena / Ad Honores

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 L'armée romaine au temps d'Auguste

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Alpha du Centaure
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MessageSujet: L'armée romaine au temps d'Auguste   Mer 11 Oct - 11:54:53

Une lente évolution

L'armée romaine est un formidable outil de conquête et de romanisation. Grâce à elle, l'Empire romain s'étend de l'Ecosse à la Jordanie. Mais autant Rome ne s'est pas faite en un jour, autant son armée mit, elle aussi, des siècles à s'organiser et à évoluer. Depuis les origines et jusqu'au IIe siècle avant J.C., l'armée romaine est calquée sur la répartition censitaire de la société. Tout homme est astreint au service armé et s'équipe selon ses moyens. Les plus riches forment traditionnellement la cavalerie, car ils sont capables d'entretenir un cheval à la guerre. Vient ensuite l'infanterie lourde. Au bas de l'échelle, les pauvres composent les troupes légères (vélites). Les prolétaires quant à eux ne sont pas appelés, puisque n'ayant rien à défendre, ils ne peuvent faire preuve de combativité.
En 107 av. J.C., sous l'égide du consul Caius Marius, l'armée de conscription fait progressivement place à une armée de métier. Celle-ci est désormais ouverte aux plus pauvres, qui s'enrôlent en masse. Pour ces volontaires issus en grande majorité des campagnes, l'armée est perçue comme un moyen sûr de s'élever socialement. Cette réforme est rendue nécessaire par le contexte socio-politique de l'époque, et par une désaffection grandissante des classes supérieures pour les choses de la guerre. Une conséquence de cette mesure est la "standardisation" de l'équipement, car c'est à présent l'État qui fournit les soldats.


Légionnaires du temps d'Auguste, au repos dans une bourgade indigène (reconstitution PAX AUGUSTA)

De cette armée nouvelle, certains généraux vont savoir tirer le meilleur parti. C'est le cas notamment de César, qui va en faire un puissant instrument politique, tout dévoué à sa cause.


Effectif de l'armée au début de l'Empire


Sous César, une légion compte environ 4800 hommes. Elle se répartit en 10 cohortes de 480 hommes (I à X). Chaque cohorte compte 3 manipules de 160 soldats (A, B, C), divisée chacune en 2 centuries de 80 légionnaires (X, Y). Une centurie comporte 10 contuburniae de 8 hommes (Z), dormant sous la même tente.
À la fin du Ier siècle avant J.C., l'armée subit quelques changements. La première cohorte, unité d'élite de la légion, comprend désormais 5 doubles-centuries, soit 800 hommes environ (480 pour les autres). L'effectif théorique total d'une légion passe ainsi à 5200 combattants, secondés par une multitude de valets et de muletiers. 120 légionnaires sont sélectionnés pour composer la cavalerie, et servir d'éclaireurs et d'estafettes. Les militaires fournissent l'essentiel des métiers nécessaires à la vie en autarcie : pionniers, architectes, médecins, artisans qualifiés, etc.


Structure de la légion romaine


Après la période des guerres civiles, Auguste ramène le nombre des légions à 28, soit 150.000 hommes pour défendre l'Empire. Il leur adjoint un nombre équivalent de soldats auxiliaires : fantassins et cavaliers.

Les cohortes prétoriennes


Les cohortes prétoriennes sont nées du besoin que certains chefs militaires estimaient aussi nécessaire que prestigieux de se constituer une garde personnelle dévouée. Leur nom vient du fait qu'elles plantent dans le camp leurs tentes près du praetorium (quartier général). Auguste arrête le nombre de ses prétoriens à 4500 hommes, répartis en 9 cohortes, commandés par deux préfets du prétoire. Trois cohortes sont établies à Rome, les autres autour de la ville. Chacune des cohortes prétoriennes assure par roulement la garde au palais.
Mieux considérés et mieux payés, les prétoriens font des jaloux chez les légionnaires, qui effectuent un service plus dangereux et plus long (20 ans contre 16 pour un prétorien.) Leur différence de statut n'est pas étrangère aux grandes mutineries qui secouent l'Empire à la mort d'Auguste, en 14 après J.C.


Prétoriens en campagne (reconstitution de PAX AUGUSTA)


Rome compte encore 4 cohortes urbaines, chargées du maintien de l'ordre, et 7 cohortes de vigiles, recrutées parmi les affranchis, et qui font office de pompiers et de police de nuit.



Les troupes auxiliaires


Les soldats auxiliaires sont recrutés chez les non-citoyens, pour une durée de 25 ans de service. À la fin de leur engagement, ceux-ci reçoivent le droit de cité, pour leurs enfants. Ils sont répartis en cohortes d'infanterie (de 500 ou 1000 hommes). Les unités de cavalerie comptent un nombre équivalent de soldats, mais distribués en 16 ou 24 "turmae" de 32 chevaux chacune. Plus tard, il existera aussi des cohortes mixtes, composées pour trois quart de fantassins et pour un quart de cavaliers, ainsi que des troupes indigènes, appelées "numeri", commandées par des chefs locaux et équipées avec leur armement national.


Archer d'une cohorte auxiliaire de Palmyre (reconstitution de PAX AUGUSTA, d'après la colonne Trajanne)


La marine


Auguste crée une marine de guerre forte de huit escadres et de trois flottilles. Deux escadres sont basées à Misène et à Ravenne pour protéger l'Italie et les deux parties du bassin méditerranéen. Elles sont dites "prétoriennes" (classes "praetoriae") Les autres escadres sont stationnées en Syrie, à Alexandrie en Égypte, en mer Noire, en Manche et mer du Nord, à Fréjus en Gaule, et en Lybie. Les flottilles fluviales jouent également un rôle important dans la surveillance des frontières, en assurant notamment la protection des convois de troupes et de ravitaillement. Elles sont réparties sur le Rhin et sur le Danube.
Le service dans la marine est peu recherché, et les citoyens romains l'évitent. Sa durée est de 26 ans, au bout desquels les non-citoyens reçoivent le droit de cité. Les provinces fournissent l'essentiel des recrues.


Navire romain à la fin de la République

Par Francois Gilbert

La place de la femme et la légion romaine
Peu de sources subsistent qui nous informent sur la condition de la femme en général, si l'on met de côté les portraits des femmes ou filles d'empereurs, et quelque inscriptions honorifiques et votives, ou mentions dans des textes juridiques .
Jusqu'au 1er siècle de Notre Ere, le mariage d'un légionnaire était interdit alors que le concubinage était toléré. On peut donc supposer que de nombreuses femmes suivaient la légion à travers ses pérégrinations. Hormis le centurion, les soldats mariés voyaient leurs unions suspendues durant leurs vies de légionnaires. Les femmes pouvaient néanmoins choisir de les suivre ou bien attendre les 20 ans de service.

Comme toute présence féminine était interdite dans un contexte ou environnement militaire, les femmes possédaient leurs propres camps, les canabae. Les enfants nés de ces unions étaient légitimés et devenaient citoyens (si la mère n'était pas citoyenne) lorsque le père reprenait la vie civile. Les garçons constituaient bien sûr une réserve importante de recrutement.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Mer 11 Oct - 12:04:13

Les ordres donnés dans les légions romaines, au premier siècle de notre ère, nous restent inconnus. Beaucoup de groupes anglo-saxons, allemands ou italiens empruntent souvent leurs formes à des livres plutôt tardifs tels le « Epitoma rei militari » de Flavius Vegetius Renatus, écrit probablement sous le règne de Valentinien II (375-392) ou le « Strategikon » attribué à Maurice I, empereur de Byzance ( 539-602). Tous ces ouvrages sont rédigés dans une langue assez éloignée du Latin classique utilisé au premier siècle de notre ère.

Nous sommes partis du principe que beaucoup d’ auxiliaires, de légionnaires, de gradés même, n’étaient pas latins d’origine et souvent peu familiers de la langue de Virgile. Les Centurions devaient donc donner leurs ordres de la façon la plus élémentaire, la plus brève et la plus facilement mémorisable par leurs hommes.

Nous proposons de procéder le plus simplement possible( ce qui peut tout à fait être contredit par un probable enregistrement de l’époque…) à savoir :

1) Utiliser des noms communs au nominatif, cas le plus facile et le premier appris par les enfants romains à l’école.

2) Employer des verbes d’action à l’infinitif. Ce mode reste le plus simple et surtout celui qui donnera, par dérivation, le plus de verbes d’action dans les langues romanes résultant d’un mélange entre celle des légionnaires et celle des indigènes qui vivaient aux abords des aux abords des camps .

3) Adopter des prépositions de lieu, in, ex, ad… pour les indications de sens.

4) Nous avons recherché pour chaque ordre et chaque situation , les expressions, les tournures de phrases, les formules employées par César, Tacite, Cicéron…( merci ! Monsieur Félix GAFFIOT, vous qui nous accompagnait depuis plus de 40 ans. Et oui…).

5) Nous suggérons une prononciation déduite de la poésie latine chantée à l’époque et donc d’utiliser une variante de l’accent tonique : accentuer l’initiale des mots dissyllabiques et la seconde des mots trisyllabiques (individualisées en couleur).

ORDRES PRONONCIATION
SIGNIFICATION
COMMENTAIRES
MANOEUVRES et MANIEMENT D’ARMES

In agmen In agmen En rangs

ou en lignes Formez la colonne pour la marche !
simplex, duplex, triplex…

In aciem ou aciem constituere
In akiem Rangez-vous en ordre de bataille !

In ordinem Disposez- vous en rangs pour la revue
in unum ordinem, duo ordinem, tres….

Servare Servare Attention!

Serva Serva Attention !

Ordines servare Ordines servaré Gardez les rangs !
ou Maintenez vos positions !

Silentium Silentioum Silence !

Altum silentium Altoum silentioum Silence total !

Laxare Laxaré Repos !

Ostiose Ostiosé A votre aise !

Suit généralement le commandement précédent.

Salutare Saloutaré Saluez !

Salve Salvé Salut !

Parare Pararé Préparez-vous !
Peut suivre tout commandement dans l’idée de se préparer à…

Ab iter parare Ab iter pararé Préparez vous à partir !

Venire Veniré En avant !
Uniquement pour la formation en colonne.

Pergere Pergéré Marche !

Progredi Progrédi Avancez !
Infinitif en i

Regredi Régrédi Reculez !
Infinitif en i

Tarda Tarda Ralentissez le pas !

Lentum agmen Lentoum agmen Au pas lent !


Accelerare Accéléréré Accélérez le pas !

Gradu addere Gradou addéré Augmentez le pas !

Pleno gradu Pléno gradou Au pas accéléré !

Signa ferre ou Signa inferre ou Signa tollere signa férré
Signa inférré En route !

La formule « Signa inferre, Perge » signifie tout simplement « En avant ! Marche ! », derrière les enseignes.

Signa subsequi Signa soubséqui Suivez les enseignes !
Avec le sens de restez groupés !

Signa constituere ou Signa inferre ou Agmen constituere
signa constitouéré Halte !
L’ordre est toujours donné sur le pied droit pour faciter l’arrêt au pas suivant..

Consistere Consistéré Halte !
Formule plus simple attestée dans César, De bello Gallico, 7, 67,3.

Convenire ad signa Convéniré ad signa Rassemblement! En ligne, à droite du signifer ou derrière lui.

Ad Dextram A droite!
Sin. ! Dex. ! Gauche ! Droite !

employés pour rythmer la marche sont, bien sur, des abréviations. Le doute persiste sur le premier pas dans la marche. Pour un Romain, commencer du pied gauche est un présage bien néfaste. L’expression est d’ailleurs restée dans notre langue avec « se lever du pied gauche ».

Ad sinistram A gauche !

Ad signifer ou Ad Signa Ad signifer Ad Signa Rassemblement!

Legio expedita Léghio expédita Garde à vous !

Scuta dorsum ou Scuta decumbere Scouta dorsoum Scouta décumbéré
Reposez les boucliers !
ou boucliers sur le dos pour une marche
Attendu avec soulagement par tous les hommes lors des marches et classiquement suivi par « Pila dorsum » puis par « Laxate » et « Ostiose »….

Pila dorsum Pila dorsoum Posez vos javelots !
La pointe du pilum touche terre mais le légionnaire maintient soigneusement son arme.

Scuta tollere Scouta tolléré Formez le mur de boucliers !
Pour le combat.

Pila inclinare Pila inclinaré inclinez vos javelots !

Pila sursum Pila soursoum Prenez vos javelots !
Les soldats reprennent le javelot pour la marche.

Scuta sursum Scouta soursoum Dressez les boucliers !
Les soldats reprennent le bouclier pour la marche.

Pila infigere Pila infigéré Plantez vos javelots !
Attention : Nous conseillons de tenir le javelot. Sinon, le poser à terre reste la meilleure solution. En tombant le pilum peut ouvrir une joue ou pire.

L’ordre suivant est préférable.

Pila in terram Pila in térram Déposez les javelots à terre !
Plus sur pour éviter tout accident.

AU CAMP
Aggerem ac vallum exstruere Aggérem ac valloum exstouréré
Etablissez le retranchement!


Vallum aedificare Valloum aédificaré
Construisez la palissade !

Ad aggerem Ad aggérem
Elevez une butte !

Castrum aedificare Castrum aédificaré
Dressez le camp !

Ad vallum Ad valloum
A la pallissade!

Ad castrum Ad castroum
Au camp!

Ad conturbernium Ad contubernioum
Aux quartiers!
Retour à la tente

Ad sarcinas Ad sarkinas
Prenez vos bagages!

.
Il s’agit des bagages personnels (sarcinae), suspendus à la furca. Cet ordre est suivi du classique « Conclamari » proche de notre vulgaire « on se barre ! ».

Sarcinas deponere Sarkinas déponéré
Déposez vos bagages !

Impedimenta

deponere Impédimenta
Déchargez les bagages

lourds !
Cette fois, il s’agit des bagages lourds, chargés sur les chariots tirés soit par des mules, soit par des boeufs.

Ad Impedimenta Ad impédimenta
Chargez les bagages lourds sur les chariots!

Ad stipendium Ad stipendioum
A la solde!
Pas de commentaire…même les « tiro » comprennent tout de suite.

Tubicem carne Toubikem carné
Trompette, sonne la soupe!
Sonnerie facilement mémorisée par tout homme de la Légion…

Ad iter parare Ad iter pararé
Préparez-vous au départ !
Pour une journée d’étape.


ATTAQUE, MANŒUVRES D’ATTAQUE OU DE DEFENSE

Ad armas ou Ad gladios
Ad armas ou Ad galdios
Aux armes !
Formule très générale

Consistere Consistéré
Prenez position!

Infestis signis Infestis signis
En formation de combat !
bannières déployées en face de l’ennemi.

Signa conferre Signa conférré
Engagez le combat !
sous entendu « cum hostibus ».

signis Collatis signis Collattis
Bataille rangée !

Signa subsequi Signa soubséqui
Suivez les enseignes !
Infinitif en i.

Infestis pilis Infestis pilis
en joue !(javelots près au jet)

Pila jacere ou Pila mitere
Pila jacéré
jetez les pila !

La séquence « infestis pilis, pila mittere » équivaut à notre moderne « En joue ! Feu ! »

Gladium stringere Gladioum stringéré
Dégainez le glaive !

ORDRE SUPERFLU sauf dans les démonstrations après le « Pila deponere ».

Le légionnaire doit automatiquement dégainer dès qu’il a propulsé son pilum.

S’il attend l’ordre, compte tenu de la très faible distance qui le sépare de la ligne ennemie, ses adversaires seront déjà sur lui.

Pugio stringere Poughio stringéré
Dégainez le poignard !

Gladium condere Gladioum condéré
Rengainez !
Tacite, Histoires, 4, 56. Cicéron ,De inventione ,2, 4 et Pline, De Naturalis historia, 7, 86, utilisent la formule : « gladium in vaginam recondere ».

Pilum deponere Pilum déponéré
Déposez vos pila !
Cette formule permet de déposer les pila au sol pour attaquer avec le glaive seul. Elle ne concerne que la reconstitution : nous ne pouvons quand même pas propulser nos javelots sur nos homologues et partenaires ( ce serait mal interprété !).

Parare ad testudinem Pararé ad testoudinem
Préparez vous à former la tortue !
Parare peut ainsi précéder ou suivre d’autres ordres…si les circonstances et le temps permettent de décomposer le manœuvre.

Ad testudinem Ad testoudinem
Formez la tortue!

Ad cuneum Ad couneoum
Formez le coin !

In orbem sous entendu consistere
ou
facere In orbem consistéré facéré
En cercle!
Défense sur deux rangs autour des officiers et enseignes quand les choses tournent mal ou que l’unité est surprise et ne peut se développer en ligne, en coin …


In orbem pugnare In orbem pougnaré
Combattez en cercle !
Quand les choses tournent mal, cette position équivaut à nos carrés modernes.

Contra equites Contra équites
Défense contre cavalerie

Genua flectere
ou
Genu terram génoua flectéré génou térram
Genou a terre !
La formule « Genu terram tangere » se retrouve dans Cicéron,

Stabili gradu Stabili gradou
Tenez vos rangs ! ou tenez vos positions !
Par exemple pour former un mur de bouclier après le lancer des pila et briser une charge.

« impetum hostium excipere» telle qu’elle apparaît dans Tite Live, 6,12.

Cursim Coursim
Au pas de course !

Citatu gradu Kitatou gradou
Au pas de charge !

Concursus Concoursous
A l’assaut !

Chargez !
pour courir en masse vers un point.

Porro Porro
Chargez !
Adverbe.

Porro pergere s’emploie dans le sens d’aller plus avant

Cicéron, De oratore, 2, 39.

Ad cladem Ad gladem
Au carnage!
Pas de prisonnier ou pas de quartier. Mais tout ennemi tué ne pourra être vendu comme esclave…d’où un conflit d’intérêt à régler au plus vite !
lol

Redere
ou
Retro
ou
Tergum vertere
Rédéré
Rétro

Tergoum vertéré
Battez en retraite !
Attention à la décimation ! Il vaut mieux tenir encore….

Decimatio Dékimatio
Décimation
Sanction suprême dans laquelle un soldat sur dix est exécuté par ses propres camarades….

DIVERS
Salve Salvé Salut !
valable pour s’adresser à un supérieur

Salve, Vale , Ave
Salvé

Valé

Avé
Salut !

ou

Au- revoir
« Salve », chez Plaute. « vale » chez Cicéron. « Ave » au temps des Empereurs… le salut est toujours le même à l’arrivée et au départ.

Ave atque vale
ou
Ave atque valete
Vale, Salve,
Numquid vis
Ut bene sic tibi.
Avé atqué valé
Avé atqué valété
Au revoir et porte toi bien !
Au revoir et portez vous bien !
Formules classiques de politesse
Noumquid vis
Au-revoir,

Que puis je faire pour toi ?
Le Romain demande , en prenant congé : « Que puis je faire pour toi ?

Out béné sic tibi
Que tout aille bien pour toi !
La réponse polie est « en faisant que tout aille bien pour toi »

Si vales bene est ego autem valeo
Si vales béné est égo autem valéo
Si tu vas bien, tout est bien, je vais bien moi aussi.
Formule de politesse commençant souvent une lettre.

Una dies, dua dies, tres dies…

ad vigila,

ad latrinas,

ad culina…
Ouna diés, doua diés, très diés

ad vighila…

ad latrinas…

ad coulinas…
Un jour, deux jours, trois jours…

de garde,

de corvée de latrines !

de cuisine !
Strictement réservés aux centurions contrariés….nous en connaissons !

Ita
Ita
oui !
Dans la conversation.

Non
Non
Non !
Dans la conversation mais à employer avec discernement face à un Centurion..

Voilà de quoi remplir le RP et de ne pas marquer n'importe quoi lol ça fera plus vrai encore et vous vous laisserez emporté pas la vague de l'inspiration.


Dernière édition par le Mer 11 Oct - 12:29:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Mer 11 Oct - 12:16:59

Salaire romain.

Le stipendium (3), la solde, représente l’essentiel de la fortune du légionnaire flavien. D’autres sources de revenu, occasionnelles, la complètent : indemnités, donativa accordés lors d’un avènement ou d’un triomphe, parts de butin…

La solde de base : 250 puis 300 deniers.
Le soldat romain compte au nombre des rares salariés de l’Antiquité. Il reçoit sa paye annuelle en trois stipendia (versements) les 1er janvier, 1er mai et 1er septembre. Un seul texte, de Tacite, nous permet d’estimer son montant au début du premier Ier après J.-C. : A la mort d’Auguste les mutins de Pannonie (cf. Révolte en Pannonie) se plaignent de la maigreur de leur solde :

« Dix as par jour, voilà le prix qu’on estimait leur âme et leur corps » ( Tacite, Annales, 1, 17, 4)

Les soldats reçoivent donc 225 deniers par an et, malgré leur révolte, il n’est à aucun moment question pour Tibère de satisfaire cette revendication (4).

Soixante dix ans plus tard, après ses victoires en Germanie, sur les Chattes, Domitien accorde aux

« soldats un quatrième terme de paiement en trois pièces d’or ». ( Suétone, Domitien, 7, 5)

Ce « quartum stipendium » (5) de trois pièces d’or ou 75 deniers (un aureus vaut 25 deniers) porte la solde annuelle à 300 deniers, à partir de 83 ou 84 (6).

Dion Cassius rapporte des chiffres semblables :

« Il a augmenté le salaire des soldats, peut-être à cause de cette victoire, commandant que 400 sesterces devraient être donnés à chaque homme, au lieu de 300 qu’il avait reçus » ( Dion Cassius, 47, 3,5).

Si les deux auteurs s’accordent sur le chiffre de l’augmentation, 75 deniers, ils divergent sur ses modalités: d’après Suétone, elle consiste en un quatrième versement, alors que d’après Dion Cassius trois termes de 400 sesterces (ou 100 deniers) remplacent ceux de 300 sesterces (ou 75 deniers).

Le « stipendium domitiani » n’aurait donc pas perduré. Il venait, dans un premier temps, en complément de la solde annuelle puis, dans un deuxième temps, il fut intégré aux trois stipendia, l’armée romaine reprenant sa routine.

Ces rares données ne doivent pas faire illusion : les textes latins contredisent l’image d’un légionnaire à solde unique. Ils mentionnent des sesquiplicarius (une solde et demi) des duplicarius (double solde), des triplicarius (triple solde) (7)…Ils font soupçonner l’existence de toute une hiérarchie basée probablement sur l’ancienneté, les rengagements volontaires, la valeur militaire, le degré de spécialisation et la fonction, de bonnes relations avec les centurions…(ça aide parfois !).

De même, cavaliers légionnaires ou cavaliers auxiliaires, fantassins auxiliaires ou matelots ne perçoivent pas les mêmes émoluments. Les Prétoriens sont, bien sûr, les plus choyés.

L’échelle des salaires varie de un à soixante ou de un à quatre vingt selon les estimations. Le tiro (la recrue) et le primipile n’appartiennent donc pas au même monde !

La progression de la solde, sous Domitien, touche tous les échelons et pratiquement dans les mêmes proportions : un peu plus de 33,3% pour le « miles legionis », le centurion ou le primipile.

Elle représente autour de quatre années de la solde de base pour un centurion, quinze à trente - trois ans de cette même solde pour un primipile ! Pas le même monde, disions-nous!

Des indemnités à réclamer :
Les textes littéraires évoquent d’autres sources de revenus. Le soldat peut bénéficier d’indemnités, comme le clavarium, une allocation pour renouveler les clous de ses caligae. Après leur victoire de Crémone, les troupes du parti flavien, engagées dans de longues marches, ne se gênent pas pour la réclamer :

« De plus on était dans un pays ruiné par la guerre et la disette jointe aux cris séditieux des soldats qui demandaient le clavarium , c’est une sorte de gratification » (Tacite, Histoires, 3, 50)

Demander une indemnité à ses généraux est une chose, la solliciter auprès de l’Empereur lui-même, surtout s’il s’appelle Vespasien, en est une autre :

« Les matelots qui vont, tour à tour, à pied d’Ostie et de Pouzzoles à Rome lui demandèrent une indemnité pour les chaussures .Il les renvoya sans réponse. Il fit plus, Il leur ordonna d’aller désormais pieds nus, et, depuis ce temps, ils vont ainsi » (Suétone, Vespasien, 8, 5)


Des gratifications particulières s’ajoutent à la solde. Donativa et liberalitates marquent les événements « heureux » tels l’avènement d’un César ou un triomphe mais restent des compléments occasionnels.
À Rome, le pouvoir monarchique se légitime par la victoire militaire. Avec la mort de Néron, chaque prétendant au titre suprême comprend que, dans leurs camp, loin de Rome, les légions font et défont les empereurs (9). Chaque candidat à l’empire tente donc de sceller son avènement par des promesses, souvent non tenues, ou par l’octroi d’une gratification, notamment aux prétoriens.

Pour avoir refusé le donativum aux prétoriens (Tacite, Histoires, I, V) et ne pas tenir les promesses faites, Galba perd le pouvoir et la vie :

« Avant son arrivée, les chefs, en jurant de lui obéir, avaient promis une gratification plus forte qu'à l'ordinaire. Galba ne ratifia point cette promesse, et dit tout haut plusieurs fois qu'il avait coutume de lever les soldats et non de les acheter. » (Suétone, Galba, 16,2)

Les légions de Germanie n’apprécient guère ces déclarations :

« privées des récompenses qu’elles attendaient de leurs services contre les Gaulois et contre Vindex. Elles osèrent donc les premières rompre tout lien d’obéissance . En même temps, elles arrêtèrent qu'on dépêcherait aux prétoriens pour leur dire qu'elles étaient mécontentes de l'empereur élu en Espagne, et les charger d'en choisir un qui eût le suffrage de toutes les armées. » (Suétone, Galba, 16, 4 et 5)

et elles offrent l’Empire à Vitellius.

Quelques temps plus tard, Vespasien semble faire preuve d’une générosité mesurée avec sa légendaire « âpreté au gain qui, selon les circonstances, s’apparente à une avarice sordide ou est au service du bien de l’Etat » (10).

« Il n’offrit pas plus pour la guerre civile que d’autres en pleine paix : ennemi sagement inflexible de ces largesses qui corrompent le soldat et par cela même mieux obéi de son armée. » (Tacite, Histoires, 2, 82)

Formule flatteuse, mais bien vague, hélas ! Qui ne nous renseigne pas sur l’importance de ses « largesses ».

Les triomphes sont l’occasion de liberalitates . Lors de leur vingt- huit ans de règne (69-96) les Flaviens en organisent deux :

- En juin 71, Vespasien et Titus, accompagnés de Domitien, célèbrent la victoire de Rome sur les Juifs. Flavius Josèphe appartient à l’entourage immédiat des Flaviens et nous décrit par le menu une somptueuse parade au terme de laquelle Vespasien

« envoya les soldats au repas que les empereurs ont coutume de leur faire préparer » ( Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, VII).

Mais Josèphe ne mentionne aucun donativum. Il est vrai que, après la prise de Jérusalem, tous les soldats des légions de Titus regorgeaient de butin (11). Quant aux légionnaires de la VIII, ils avaient pillé Crémone pendant quatre jours.

- Nous n’en savons pas plus sur les libéralités de Domitien qui, en 89,

« Après divers combat contre les Chattes et les Daces l’empereur célébra un double triomphe » (Suétone, Domitien, VI, 2).

Le Butin, « PRAEDA !! » :
Voila bien la plus lucrative mais la plus dangereuse, temps de guerre oblige, des rentrées exceptionnelles.

Des intérêts contradictoires opposent soldats et état-major : la « deditio in fidem », la capitulation, reste le seul moyen, pour une cité, d’éviter la mise à sac. Chaque général espère ainsi que sa clémence suscitera de nouvelles redditions économes en temps et en hommes. Le soldat de base, lui, pense tout autrement : il rêve au produit d’un bon pillage.

Concilier ces deux points de vue relève souvent du grand art (militaire, bien sur !). Parvenues devant Crémone, pourtant solidement fortifiée par les légions de Germanie, les troupes flaviennes, dont la VIII, expriment haut et fort leurs craintes de voir leur échapper la part de butin qu’elles convoitent :

« Si on attendait la lumière, ce serait l’heure de la paix, des prières, et qu’ils n’emporteraient d’autre prix de leur sang et de leurs travaux qu’un vain renom de clémence et de gloire tandis que les richesses de Crémone passeraient aux mains des préfets et lieutenants :Quand une ville est prise de force, le butin appartient aux soldats ; rendue il est aux chefs. Déjà ils méconnaissent centurions et tribuns, et, pour que nulle voix ne puisse être entendue, ils frappent sur leurs boucliers, tout prêts à braver le commandement si on ne les mène à l'assaut.» (Tacite, Histoires, 3, 19)

Ce butin peut revêtir une importance extraordinaire et Titus, après la prise de Jérusalem (septembre 70), n’hésite pas à combler ses soldats :

“Il [Titus] ordonna à ceux qu’il avait préposés à cette tache de nommer tous les soldats qui s’étaient distingués par des actions d’éclat dans cette guerre. Il les appelait successivement lui-même par leurs noms, et, quand il les voyait s’avancer, les louait comme si c’étaient ses propres exploits dont il était fier. Il mettait autour de leur tête des couronnes d’or, leur donnait des colliers d’or, de petits javelots d’or, des enseignes en argent [ phalères ?]; chacun d’eux était élevé à un rang supérieur.….Il leur distribuait en abondance de l’argent de l’or, des vêtements et autres objets, puisés dans la masse du butin. » ( Flavius Josèphe, Guerre des juifs, VII , 3)

Le légionnaire dont la valeur militaire est reconnue par ses officiers s’ enrichit de façon immédiate et conséquente. Il progresse aussi dans la hiérarchie de l’armée et nous pouvons imaginer des accès au statut d’immunis (dispensé de corvées) ou de principalis dont le sesquiplicarius constitue le premier échelon.


Des avantages fiscaux non négligeables:
Les soldats et vétérans bénéficient d’exonérations fiscales et sont dispensés du tribu (tributum capiti ou capitation) et de toute charge personnelle ou publique (munera publica) (12).

Néron confirme ces privilèges mais souligne que :

« les soldats conservaient leur immunité excepté pour les objets dont ils feraient le trafic » (Tacite , Annales, 51,3)

Domitien les dispense du portorium (droits de douane) et du vestigial (impôts fonciers). Ce privilège s’étend à leurs compagnes ou femmes, à leurs enfants et à leurs parents (13).
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Mer 11 Oct - 13:00:37

sa fait de la lecture j'ai deja lu le premier texte
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Mer 11 Oct - 13:32:16

Equipement des légionnaires

Uniforme de Légionnaire romain du 1er siècle de notre èreA la fin du 1er siècle de notre ère, le fantassin de base porte un casque de type impérial gaulois et une cuirasse segmentée (loricas segmentata). Ces armements sont recouvert d’une pellicule d’argent pour éviter la corrosion. Le bouclier (scutum) hemicylindrique en bois lamellé est recouvert de cuir. A l’intérieur le nom du légionnaire, les numéros de cohorte et de légion étaient indiqués. Le bouclier se porte comme une valise, ce qui est plus facile pour les longues marches. Le javelot lourd (pilum) a un poids en plomb pour donner plus de force au trait. L’armement offensif compte aussi un glaive (gladium) et un poignard (pugio).

L’équipement du légionnaire de l’empire d’occident vers 360 n’a plus grand chose à voir avec celui de ses ancêtres. Il porte un casque simplifié dont la bombe est composée de deux callotes soudées. Les gardes-joues sont rattachées à la bombe par une couture en cuir. Le bouclier ovale en bois comme l’épée longue (spatha) s’inspirent de l’armement des auxiliaires du Haut-Empire. Chaque unité a un emblème particulier (épisème). La lance remplace le javelot. Le légionnaire pouvait emporter des dards plombés qui, vers 300, étaient rangés à l’intérieur du bouclier dans la légion des Herculéens. Les braies à la mode gauloise et germanique reflètent la barbarisation de l’armée.

La nourriture des romains

Chaque maisonnée romaine possédait ses réserves de farine, de miel, d’huile, des olives conservées dans de la saumure et de raisins secs, qui sont les denrées de base indispensables à la cuisine. Elles étaient soigneusement conservées dans des jarres (dolia) et des amphores.

Les Romains mangeaient peu de viande, un peu de porc ou d’agneau.

Le fond de la nourriture était constitué de pain, fabriqué à la maison et de légumes, surtout le chou mais aussi des poireaux, de la chicorée, des concombres.

Dans les greniers, on entreposait du froment et des fèves : à Pompéi on a découvert des amphores remplies de farine (mola) et d’épeautre (far). Les plats de légumes étaient relevés au moyen d’une harmonieuse combinaison d’arômes : ail, menthe, coriandre, céleri, aneth et fenouil.

Outre les herbes aromatiques, la cuisine romaine devait toujours posséder une réserve de garum. C’était une sauce condimentaire à base de poisson : on salait du fretin et des entrailles de poissons qu’on laissait au soleil jusqu’à ce que la chair soit transformée. L’équivalent actuel du garum est le nuoc-mâm vietnamien. BEURK

Pour la consommation quotidienne, l’exploitation familiale fournissait du lait de brebis ou de chèvres, et l’on fabriquait les fromages.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Ven 13 Oct - 12:38:54

La légion romaine

Créée sous la République, et développée sous l'empire, la légion romaine constitue la toute première force véritablement professionnelle ; c'était la mieux entraînée et la mieux équipée du monde.

Sa composition

C'est une armée de 5000 légionnaires. Chaque homme appartient à une centurie, deux centuries forment une manipule et trois manipules forment une cohorte. Les cohortes sont numérotées de I à X. Une légion compte dix cohortes = trente manipules = cinquante-neuf centuries. En outre, 120 cavaliers assurent les transmissions entre les guerriers et poursuivent les fuyards.

Tenue de combat :

Le guerrier romain était un véritable char d'assaut humain, muni de protections allant du casque poli aux rivets de ses sandales. Une armure en métal recouvrait sa poitrine et son abdomen. Des cnémides en métal protégeaient ses jambes des lames ennemies et un casque arrêtait les coups qu'un bouclier n'aurait pu parer. Même sa ceinture ornée de ferrures le protégeait. Dessous, une tunique empêchait les bords tranchants de son armure de le blesser. Les soldats portaient une courte épée à double tranchant ou Gladius, dans un fourreau. Ils l'utilisaient surtout en combat rapproché. Certains soldats avaient une lance ou une deuxième épée.

Dans les rangs :

Des troupes auxiliaires

Des troupes auxiliaires recrutées dans les provinces se battaient aux côtés des légionnaires. Elles n'étaient pas aussi bien payées que les troupes professionnelles et ne bénéficiaient pas non plus des meilleurs équipements et entraînements. On y trouvait parfois d'excellents cavaliers et archers qui permirent de remporter de nombreuses victoires.

Une troupe fraternelle :

Les dessins gravés sur la colonne Trajane montrent qu'un grand nombre de soldats allaient se battre pour l'Empire. Cette colonne qui montre les victoires de Trajan, avec des milliers de soldats, permit aux historiens de comprendre l'organisation de l'armée romaine.

Changement de stratégie :

Au début :

Au début, les hommes devaient porter leurs propres armes : lances, épées, pierres et massues. Au début de la République, l'armée fut divisée en légions constituées de manipules, "poignée" de soldats portant les même armes. Au premier rang se plaçaient des carrés composés d'hastaires, soldats armés de lances, puis venaient les principes et les triaires qui attaquaient les légions ennemies, affaiblies par les hastaires.

Nouvelle stratégie :

Par la suite, le général Marius réorganisa la légion pour la rendre plus rapide. Le centurion et l'optio étaient à la tête des centuries, lesquelles se composaient de 80 hommes et formaient à leur tour des cohortes, pivot de la nouvelle légion. Les soldats avaient des armes et des entraînements identiques, d'où leur grande efficacité et leur solide organisation.

Une technique de combat : la tortue

Les soldats opposent à l'ennemi un mur de fer hérissé de javelots ; les hommes du premier rang avancent bouclier contre bouclier ; les soldats du second rang se protègent en plaçant leur propre bouclier au-dessus de leur tête : ils font la Tortue.

Officiers et gentlemen :

Un ordre parfait :

L'armée romaine n'était pas seulement la mieux équipée et la mieux entraînée mais aussi la mieux organisée. Chacun avait son rôle et les ordres suivaient la hiérarchie. Le Légatus ou gouverneur commandait les légions postées dans sa province. Au sein des légions, les centurions commandaient les centuries (de 80 à 100 hommes). Le signifère portait l'emblème de la légion et le tessarius transmettait le nouveau mot de passe aux légionnaires afin que les sentinelles les laissent entrer dans le camp.

Noble tâche :

Un jeune homme de l'élite aux ambitions politiques devait servir dans l'armée environ 10 ans ou effectuer 10 campagnes militaires en tant que tribun. Les tribuns commandaient une cohorte d'environ 600 hommes.

Armes de guerre :

Les armes "portables" :

L'épée et la lance constituaient les armes principales des armées antiques. Le pilum, lance à pointe de fer, transperçait les boucliers ennemis. Le petit glaive à double tranchant était utilisé lors de violents corps à corps. Les soldats romains se servaient de leur bouclier comme d'une arme pour "percer" les armées ennemies

Les armes lourdes :

L'arsenal romain comptait des arbalètes et des catapultes capables de lancer des flèches, des pierres et des bombes incendiaires par-dessus les murs des camps ennemis. Les légions s'en servirent pour assiéger la forteresse de Massada

Les mulets de Marius :

Souvent engagés pour 20 ans ou plus, les soldats allaient jusqu'aux confins du monde connu. Ils transportaient sur le dos tout le matériel de camp, leurs pelles étaient souvent leur meilleur arme. Ils s'en servaient pour construire rapidement des camps fortifiés en territoire ennemi, ce qui permettait de tenir plus longtemps que l'ennemi lui-même.
Un soldat transportait jusqu'à 40 kilos d'armes, d'outils et d'équipement et parcourait jusqu'à 30 kilomètres par jour. Les légionnaires portaient le surnom de "mulets de Marius" du nom du général qui réorganisa l'armée sous la République

Les autres armées de l'Antiquité :

Toutes les armées de l'Antiquité combattaient avec des lances, des épées, et des boucliers. Cependant, les soldats étaient tous différents.
Les soldats grecs fournissaient leurs propres armes. La plupart d'entre eux étaient des paysans ou des artisans qui ne se battaient que lorsqu'un roi ou un général les appelait.
Les légionnaires romains étaient des professionnels. Ils servaient pendant de nombreuses années et recevaient une solde régulière. Les soldats en retraite recevaient un lopin de terre
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 14:00:36

Descriptif de détaillé de l'équipement d'un légionnaire.

L'équipement du légionnaire

L'équipement du légionnaire était composé d'une gourde et d'un sac en cuir, d'une pioche et d'une hache, de ses armes, de son armure ou de sa cote de maille, d'un bouclier, etc. Son habillement consistait en une jupe (tunique de laine) et de sandales (caligae).

Le bouclier (scutum)

Le bouclier romain est de forme semi-cylindrique. Sa hauteur est de 1 m 20. La poignée était horizontal et une pièce métallique ronde était fixée devant le bouclier pour protéger la main qui tenait le bouclier.scutum poignée

Le umbo

Le umbo protègeait la poignée fixe et pouvait servir à repousser l'ennemi brutalement.

Le casque (galeum pour le casque de cuir et cassis pour le casque de métal)

Ha! le fameux casque! Les casques étaient très équipés. Ils disposaient d'oreillettes de chaque côté de la mâchoire. Une palette disposée à l'arrière du casque servait à protéger la nuque.

La crête sur la casque des légionnaires

La crête était la façon de reconnaître le centurion au cours des batailles ou des marches.

La lorica segmentata

C'était l'armure la plus populaire auprès des légionnaires romains. Elle était fabriquée de bandelettes de métal maintenues entre elles par des courroies de cuir. Parfois les légionnaires ne portaient qu'une cote de maille (lorica hamata).

Le ceinturon

Le ceinturon ou cingula est une grande courroie de cuir qui se porte par-dessus l'armure et maintien en place les autres courroies de cuir du balteus et les étuis du gladius et du pugio.

Le balteus

Le fameux balteus qui protègeait le bas ventre. Les ornements en métal faisaient du bruit pendant la marche pour intimider les ennemis.

Le gladius

Le glaive ou gladius etait une épée courte à double tranchant, très maniable, portée par les fantassins de la légion romaine.

Le pugio

La dague ou pugio était aussi porté par les fantassins de la légion romaine. Le gladius se portait à droite et le pugio à gauche.

Le pilum

Le pilum etait une lance utilisée pour le combat à distance. Il servait à transpercer les boucliers ennemis.

La tunique

La tunique grossière du légionnaire était faite de laine. Elle s'arrêtait à mi-cuisse à la manière d'une jupe. Elle tenait le légionnaire au chaud et le protégeait de son armure qui avait des bandes de métal qui pouvaient être coupantes.

Les sandales

Les sandales romaines (caligae) étaient cloutées. Elles étaient résistantes pour les longues marches.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 14:46:09

je crois, je dis bien je crois, que tu as oublié un arme que pouvaient porter les troupes légères : le javelot.
Si mes souvenirs sont bons ( et oui mon service dans l'armée romaine ne date pas d'hier ) ces unités couraient sur l'ennemi puis lançaient leurs javelots ce qui forçait l'ennemi à se protéger ensuit au corps à corps ils se protégeaient de leur boucliers et donnaient des coups par dessous, tu vois ce que je veux dire? il soulevaient légèrement leur bouclier pour donner des coups dans les jambes ou l'abdomène puis se protégeaient se qui étonnait l'ennemi habitué au vrai combat où le bouclier est mon grand et moins utilisé.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 14:59:10

Non rassure toi à l'époque il s'appelait le pilum
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 15:54:50

Mais ils ne lançaient pas leur pilum, si? moi je parles d'un vrai javelot que tu balance comme aus jeux olympiques.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 17:36:00

sa leur arriver le jeter
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 18:23:46

super ce topic, j'ai pas encore tout lu, mais pour ce que j'en ailu, c'est tres interresant
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 20:04:54

Si tu as lu le texte tu auras surement remarqué que le pilum ils ne faisaient presque que de le lancer car il est prévu que la pointe se casse lorsqu'il atteint son but.

1 il se casse pour éviter que les ennemis ne leur leur renvoie sur la tête
2 il se casse pour augmenter les blessures aux ennemis touchés.
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Dim 15 Oct - 20:18:44

ah, bien, très bin alors j'avais pas tout oublié.
Bon en tout cas c'est super, j'aurais du posé ma question sur "on en parle", là on prend de la place sur ce sujer
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Lara
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MessageSujet: Re: L'armée romaine au temps d'Auguste   Lun 16 Oct - 12:38:17

Super sujet, merci pour toutes ces infos, c'est vachement précis.

Petite définition, rencontrée au cours de mes lectures, pour préciser la portée symbolique du Pugio Sourire :

Pugio : Dague courte, tranchante des deux côtés, à pointe aiguë, portée sans fourreau à gauche, surtout à l'armée par les officiers supérieurs, et sous l'empire par les grands personnages et par les empereurs eux-mêmes pour indiquer leur pouvoir de vie et de mort.
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